COMMUNIQUÉ Pour diffusion immédiate Appel à la solidarité : Nourrir le Québec avec de l’asphalte ?
St-Constant, 29 mai 2008, - Un groupe de 50 femmes préoccupées par la souveraineté alimentaire du Québec manifestera le samedi 31 mai prochain appuyées par plusieurs citoyens, citoyennes, agriculteurs et agricultrices ainsi que plusieurs jeunes. En plus, plusieurs organismes ont manifesté leurs appuis.
Elles dénonceront notamment le manque de cohérence entre les discours que font nos gouvernements pour promouvoir le développement durable et leurs actions qui détruisent les meilleures terres agricoles du Québec.
Notamment, soulignons la décision du gouvernement Charest de continuer à aller de l’avant dans la destruction des terres en outrepassant la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles dans le dossier de l’autoroute 30. « Je crois qu’il faut réaliser la valeur de ce que nous nous apprêtons à détruire. On manque de nourriture dans le monde et je ne crois pas que la solution soit celle de la culture de l’asphalte » a souligné Denise Hébert, porte-parole de l’événement.
Bien des raisons incitent à dénoncer le manque de cohérence entre la parole et les actes, que ce soit pour la protection de l’environnement, pour la préservation des terres ou contre l’empiètement urbain à outrance. « Depuis plus de cinq ans, notre gouvernement tente d’imposer coûte que coûte ce projet, et cela, au détriment des lois, des citoyens, de l’environnement et de la souveraineté alimentaire» a rappelé Mme Hébert.
Au Québec, moins de 2 % des territoires sont cultivables ou propices à l’agriculture. « À chaque fois que l’ont empiète sur le territoire, on diminue notre capacité de production. Au rythme où va le Québec, il a fort à parier que moins de 1 % des terres seront cultivables sous peu » a souligné Mme Hébert.
« Il y a un lien clair à faire entre ce projet et l’alimentation en général. Il faut reconnaître quels seront les impacts concrets de la destruction des précieux sols arables qui sont eux aussi une ressource non renouvelable» conclu Mme. Hébert.